Initiatives

Les habitants d’un petit village déploient eux-mêmes la fibre optique

Pour préserver l’environnement, les habitants d’un petit village du Tarn ont décidé d’installer eux-mêmes la fibre optique.

Les 140 habitants de Roquevidal ne souhaitaient pas que les arbres de la commune soient coupés et que des poteaux soient installés. Ils ont donc décidé d’enfouir la fibre eux-mêmes. Défini en 2013, le Plan France très haut débit a pour but d’offrir l’accès au très haut débit (THD) pour tous en France d’ici à fin 2022.

De nombreux foyers n’y sont pas encore raccordés, principalement dans le monde rural. Dans ces zones, il y a moins d’habitants et/ou moins d’entreprises, donc moins d’abonnés potentiels.

L’installation de la fibre a un coût et les opérateurs craignent de ne pas gagner beaucoup de nouveaux clients. Sans compter que la densité moins élevée impose une plus grande longueur de fibre et donc des travaux encore plus onéreux.

Une initiative locale

L’arrivée de la fibre s’accompagne généralement de l’implantation de poteaux et de grands élagages des arbres. Il en était hors de question pour la commune de Roquevidal. Le journal La Dépêche nous rapporte cette initiative locale. Le maire, Jean-Marie Joulia, souhaite le « progrès » sans sacrifier « l’environnement ». Il a donc lancé un grand chantier collectif qui a été organisé les lundi 14 mars et mardi 22 mars 2022 pour la pose des fourreaux et des chambres de tirage le long de chemins communaux.


« Les agriculteurs ont prêté leurs tracteurs, camions et gros matériels, un entrepreneur a loué ses services pour creuser les tranchées et un tiers des familles de la commune a participé à la pose des gaines, des fils et grillages avertisseurs », raconte Camille Selmes, adjointe au maire.

La fibre créatrice de lien social ?

Malgré des conditions météo parfois difficiles, les travaux d’enfouissement se sont faits dans la bonne humeur.

« La commune est restée fidèle à sa tradition d’entraide et de partage dans les efforts communs mais aussi de convivialité notamment pendant les pauses café », ajoute l’adjointe au maire.

« Je suis vraiment content du déroulement de ce grand chantier collectif qui a duré en tout une semaine et demie. Il nous a permis aussi de nous retrouver après deux ans d’abstinence, liés à la crise sanitaire. Nous avons pu faire connaissance avec les nouveaux Roquevidaliens qui ont demandé à participer », se réjouit Jean-Marie Joulia.

Le choix de préserver l’environnement de la commune a non seulement permis de créer du lien social, mais également de diviser par trois le coût des travaux d’enfouissement. Ce petit village a démontré que l’écologie et le local peuvent être synonymes d’économie.

NEXUS



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